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AAQ.CA Autochtones Indiens
Assemblée générale de la Société d’histoire d’Oka
Samedi 21 avril 2007

Des sulpiciens racontent
par Josianne Haspeck


Les conférenciers, Mgr Gérard Tremblay et Roland Litalien, en avaient long à raconter. (Photo Yves Déry)
À l’assemblée générale de la Société d’histoire d’Oka, deux sulpiciens sont venus raconter aux membres l’histoire des sulpiciens pour l’un, et son passage à Oka pour l’autre.

Archiviste pour les sulpiciens, Roland Litalien a rappelé les grandes étapes de l’histoire des sulpiciens. L’origine de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est liée au grand mouvement d’évangélisation et de rénovation chrétienne, qui s’est développé en France au XVIIe siècle, et à l’activité missionnaire et pastorale de Jean-Jacques Olier. Ce dernier a pris part aux missions organisées en France par lesquelles il a découvert que cet effort apostolique serait sans lendemain sans une réforme du clergé.

M. Litalien raconte que la Compagnie est présente au Canada dès 1657, année de la mort du fondateur Olier. «Les premiers prêtres arrivent auprès des Français et des Amérindiens pour un jour former des prêtres, indique-t-il. Ils veulent être missionnaires auprès des Autochtones, mais ils ne sont pas assez nombreux pour quitter Ville-Marie, qui deviendra Montréal.»

Dès son arrivée à Montréal, la Compagnie prend en charge l’aumône des premières communautés religieuses, comme les Sœurs grises. En 1863, on compte 73 sulpiciens, dont 32 Français et 41 Canadiens au Canada. Trois provinces sont créées, soit en France, au Canada, qui recrute au Japon et en Colombie, et aux États-Unis.

Le conférencier signale que les sulpiciens ont contribué à la vie culturelle puisqu’en 1915, ils fondent la bibliothèque de Saint-Sulpice qui deviendra la Bibliothèque nationale du Québec en 1967. «Les sulpiciens ont également dirigé le Collège de Montréal et le collège André-Grasset», ajoute-t-il.

Au total, 650 sulpiciens ont œuvré dans la province canadienne.

Mgr Gérard Tremblay, ancien curé d’Oka
Curé d’Oka de 1966 à 1973, Mgr Gérard Tremblay est venu faire part des nombreux souvenirs de son passage.

«À mon arrivée, j’avais trois objectifs à atteindre: me donner à 100 % à la paroisse, donner les sacrements et annoncer la parole de Dieu», raconte-t-il.

Il a également profité de sa tribune pour rappeler la vente de l’église au montant de 20 000 $, soit 1 000 $ mensuellement sans intérêt pendant 20 ans.

Pour apprendre à connaître les paroissiens, il les visitait, prenait un café dans la cuisine ou s’assoyait sur une botte de foin dans la ferme pour jaser.
«Dans la première maison que j’ai visitée, on cuisinait du ketchup. Ça sentait bon», se rappelle-t-il. Au bout de deux ans, il affirme qu’il connaissait tout le monde.

Sans grande expérience, le curé n’était pas sûr de lui et pour bien communiquer lors de la messe, il répétait le samedi matin devant un mentor qui le critiquait. «Au bout de six mois, il m’a dit que j’étais bon», assure-t-il.

Mgr Gérard Tremblay a souligné qu’il regrettait avoir quitté la paroisse, son premier ministère, puisqu’il croyait y rester 30 ans et non sept. Il estime également avoir échoué à trouver une vocation religieuse au sein de la communauté contrairement au curé précédent. «Avant, il y avait 14 messes le dimanche matin. Aujourd’hui, il y a en deux», déplore-t-il.

«Restons unis les uns et les autres dans la prière», conclut-il.


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